Améliorer les performances de votre réseau WAN avec IP SLA

Les réseaux actuels sont de plus en plus utilisés pour transporter des applications nécessitant une qualité de service irréprochable, notamment en terme de latence réseau et de gigue. Une difficulté de la supervision est que les mesures sont généralement réalisées directement depuis une plate-forme centrale. Certaines mesures ne correspondent donc pas à ce qui serait obtenu si l’on réalise la mesure depuis un autre point du réseau, comme par exemple un site distant. Dans ces cas là, on se retrouve avec une qualité du service telle qu’elle est constatée par certains utilisateurs différente de celle mesurée et surveillée par la supervision.


Mesure de niveau de service de bout en bout avec Cisco IP SLA (ou Cisco IP SAA)

En réponse à ce besoin, certains équipements réseaux (Cisco) implémentent la technologie IP SLA (Service Level Agreement). Elle permet de « déléguer » à un équipement réseau actif la réalisation de mesures, plutôt que de les réaliser de manière centralisée, depuis une solution de supervision. On connaît ainsi les performances en tout point du réseau et de bout-en-bout, par exemple pour des mesures entre sites distants.

Gigue réseau mesurée entre 2 commutateurs distants sur un WAN IP/MPLS


SmartReport collecte et analyse ces mesures, afin de produire les rapports correspondants, donnant une mesure précise et fiable des performances du réseau sur chacun des sites.


Utilisation de IP SLA dans le cadre du déploiement d’une application

La technologie IP SLA est utilisée fréquemment dans le cadre de processus de déploiement et de qualification d’une application. On estime à 40% le nombre de déploiements d’applications qui sont reportés en raison de performances réseau. L’intérêt d’IP SLA est de permettre la mesure des temps de réponse réseau préalablement au déploiement d’une application. Plus concrètement, avant même d’avoir déployé l’infrastructure système et applicative, nous connaissons les temps de réponse réseau qu’aurait l’application si elle était en production.
Ces informations sont utilisées dans la phase de qualification, afin de valider que l’infrastructure réseau est capable d’accueillir l’application en lui offrant les performances dont elle a besoin pour fonctionner. Elles sont également utilisées dans les autres phases de projet, notamment la recette et les phases de support et d’exploitation.